[Jeux – PS4] Until Dawn

Until-Dawn-2D-jpgUntil Dawn, dernière exclusivité de la PlayStation 4 trace son scénario du côté des mythiques slasher et teen horrors movie des années 2000 en nous servant un gameplay hybride.

Délivrant une ambiance glaçante et des mécaniques originales Until Dawn, malgré quelques défauts « typiques » des nouvelles itérations, surprends en bien!

Un générique rappelant la série TV Twin Peaks et son excellent ambiance

Comme chaque hiver, Josh passe ses vacances dans son « chalet » familial, isolé dans les montagnes en compagnie de sa bande de potes en alternant joyeusement entre randonnées montagnardes, soirées alcoolisées et parties de dragues bien lourdes mais payante. Comme chaque année ? Pas exactement, cette année les amis se retrouvent en l’hommage des deux jeunes sœurs de Josh, disparues lors de leur précédente rencontre suite à une mauvaise blague.
En pleine tempête de neige, les tensions éclatent alors que de mystérieux et macabres événements surviennent.

Until Dawn propose donc un scénario très proche des films d’horreur américains typiques des années 90/2000 mettant en scène des groupes d’adolescents. Peu original dans la forme donc, mais pas inintéressant pour autant.
On s’attache assez vite au groupe, et on découvre de suite nos petits préférés et ceux que l’on aime nettement moins.

Outre les personnages, l’histoire qui commence sur les traces de Scream remasterisé version « la reine des neiges » prends également son inspiration du coté Paranormal Activity ou encore de l’excellentissime The Descent.


Ce qui nous amène au mécanisme même du jeu, plaçant au centre de sa narration l’effet papillon, à savoir, le fait qu’un tout petit événement sans importance apparente peut entrainer des conséquences catastrophiques.
Le joueur contrôlera tour à tour chaque personnage, et ses actions et choix pourront totalement changer le cours du scénario. De ce parti pris découle le fait qu’il existe autant de fins possibles que de personnage puisqu’il est possible de faire survivre… ou non… chaque jeune fêtard.

La chose amenant donc une replay-value assez importante, et d’ailleurs nécessaire pour les chasseurs de trophée (pour info j’ai terminé le jeu une 1ère fois en sauvant 2 des 8 personnages, et avec seulement 11% des trophées).


Le gameplay en lui-même se veut la rencontre entre l’action et le point & click. Il est, à priori très proche des productions de Quantic Dream et notamment de Heavy Rain, malheureusement, ne jouant pas sur PS3 je ne peux vous le confirmer.
Il faut en retenir que le gameplay s’articule autour de 2 phases bien différentes qui alternent en permanence tout au long du jeu :

Les premières sont des phases d’explorations ou le but est d’avancer dans les somptueux décors tout en résolvants de légères énigmes liées au level design, et en glanant un maximum d’indices concernant les diverses enquêtes du jeu. Sur ce point Until Dawn rejoint un autre jeu à l’originalité éprouvée : Murdered : soul suspect. Effectivement comme dans son fantomatique homologue, une partie de l’aventure consistera à trouver des collectibles constituant au fur et à mesures des petites histoires annexes aidant à la compréhension générale de l’intrigue.

Les secondes phases elles sont plus classiques et s’orientent vers l’action, il s’agira en général de courses poursuites ou en tout cas de séquences biens plus rythmés et ponctuées de QTE plutôt bien intégrés et au timing assez serré. C’est dans ces séquences que l’on retrouvera une partie des choix possibles à faire, dans un temps limité, et impactant durablement le scénario. Les autres choix, liés aux lignes de dialogues influenceront les affinités entre les personnages, ce qui peux modifier l’issue de certains personnages de manière plus ou moins fatale.

A l’origine pensé pour le Playsation Move et la PS3, Until Dawn propose 2 choix de gameplay : 1 classique et le second tirant partie des capacités du Sixaxis de vitre manette. Si j’ai choisi le gameplay classique, j’ai néanmoins été confronté à quelques séquences nous imposant de rester (à nous, le joueur avec la manette en main) parfaitement immobile. Petit détail sympathique donc.

Graphiquement parlant, le titre s’en sort relativement bien, et malgré quelques modèles un peu cubiques (pas non plus au point de jeux PS2) manquant de finesse, on retiendra surtout la beauté des décors enneigés extérieurs et le souci du détail sur les lugubres intérieurs. La direction artistique bien qu’abusant un peu des effets de particule (c’est quoi ces nuages de poussière dans le chalet !?) se montre donc pour notre plus grand bonheur très inspiré.

D’ailleurs sachez que toutes les images d’illustration de cet article sont capturées par mes soins via la touche « share » de la manette. Vous noterez donc au passage, s’il y avait besoin de la préciser, que le jeu est sombre… très sombre.


Un autre choix important des concepteurs est d’empêcher tout simplement le chargement d’une sauvegarde. Ainsi chaque action est irréversible et vous pèsera (ou non) sur la conscience jusqu’à l’aube ! De quoi rajouter une bonne tension aux QTE millimétrés des scènes d’actions et pas mal d’ambiguïté aux dialogues qui, effet papillon oblige, peuvent déboucher sur des conséquences dramatiques.


Du côté du jeu des personnages… Ou plutôt des acteurs puisque le jeu nous sert un réel casting.
Hayden Pannetiere, déjà aperçue dans Scream 4 (comme quoi on ne change pas une équipe qui flippe) nous gratifie, outre de son physique littéralement taillé pour ce genre de slasher, d’une prestation assez juste.
Peter Stormare brille par son charisme malsain, déjà aperçu dans Constantine ou Jurassic Park 2. Il joue de plus un personnage vraiment intéressant qui vous fera vous remettre en question, ou se jouer de lui sur la 1ère partie du jeu.
Le reste de la bande incarne parfaitement le cliché type des bandes de jeunes des films visés. Petit bémol néanmoins pour la synchronisation labiale, un peu dans les choux, et tout simplement absente quand il s’agit de Peter Stormare… Dommage car cela terni la qualité des expressions faciales.

Niveau bande son, on oscille entre thèmes discrets et reposants, et musiques angoissantes plus ou moins violentes selon la situation, somme une bonne manière de maintenir une tension déjà bien présente dans ce chalet isolé.
Sur ce point, quelques thèmes rappellent d’ailleurs Silent Hill et les excellentes prestations de Mary Elizabeth McGlynn et d’Akira Yamaoka.


Rajoutons enfin que l’on débloque divers petites vidéos making-off bonus tout au long de notre avancement. Si ceux-ci ne sont malheureusement pas sous-titrés, ils ont le mérite d’exister.

Il ressort donc de ces multiples qualités un jeu angoissant et très immersif pour peu que l’on se place dans les bonnes conditions (jouer en pleine journée avec des amis casserait un peu l’ambiance).
C’est la bonne surprise rafraichissante, voire carrément glaçante de cette rentrée, et je ne peux que vous conseiller ce titre !

Until Dawn est disponible sur amazon.fr en exclusivité PlayStation 4 en édition standard pour 55€ ou en édition limitée pour 75€. (Nb : les prix annoncés sont susceptibles de fluctuer)

En bref :
Until Dawn
Sorti le 26/08/2015
Sur PlayStation 4 en exclusivité.
Survival-horor, action, énigmes.

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4 réflexions sur “[Jeux – PS4] Until Dawn

  1. Sympa ta review 😉 J’ai vraiment bien aimé ce jeu et ma petite favorite était Sam, depuis le début c’est elle que je préférais, un peu plus mûre et sensible que les autres et j’ai tout fait pour la garder en vie jusqu’à la fin … Mission accomplie! :p J’ai sauvé aussi Chris et Jess si je ne me trompe pas ^^ J’ai bien aimé le gros clin d’oeil à The Descent quand même!

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  2. Je me souviens avoir remporté une PlayStation 4 et Until Dawn sur ce site de jeux flash http://www.prizee.com quelques jours après sa sortie. Eh oui, j’avoue que j’ai eu beaucoup de chance ! Je suivais des let’s play sur le Net, et je m’étais décidée à me le prendre, parce que c’est le genre de divertissement que j’aime bien. Finalement, je n’ai pas eu à le faire, mdr.

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    • Pourquoi « pas eu à le faire » ?
      Until Dawn impose un certains nombre de pré requis, à commencer par le fait de ne pas être dérangé par l’horreur.
      Mais au delà de ça il est plus accessible qu’un survival par exemple, qui aura un gameplay plus classique mais aussi plus exigeant.
      Sans relire mon article (donc en me répétant peut-être) ce jeu est une très bonne expérience car il propose quelque chose de différent aussi bien pour les joueurs confirmés, que pour ceux n’étant pas très à l’aise avec la manette. C’est autre chose qu’un Resident Evil… 🙂

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