[Cinéma] Five

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A mon grand regret mes sorties ciné s’espacent autant que mes articles sur le blog. Mais me revoici avec, à mon propre étonnement… une comédie française… genre que j’affectionne particulièrement quand il s’agit de tailler salement du cliché sur notre bon vieux cinéma national, devenu [selon moi] nombriliste et cédant systématiquement ou presque aux sirènes de la facilité…

Histoire de me remettre dans le droit chemin de l’écriture, j’ai donc découvert hier soir au cinéma Five, dernier film en date avec Pierre Niney.

Autant le dire tout de suite, si j’ai fini l’année sur un de mes coups de cœur de 2015 avec la comédie française dramatique Comment C’est Loin, Five est bien partie pour être ma comédie de l’année 2016 !

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Five c’est l’histoire de Julia, Samuel, Tim, Vadim et Nestor, cinq potes inséparables aux personnalités bien différentes, qui décident de réaliser leurs rêves de toujours en emménageant tous ensemble dans une colloc’ parisienne. Mais quand Samuel, se fait financièrement lâcher par son père alors qu’il assurait la quasi-totalité des dépenses du groupe, les jeunes sont brutalement ramenés à la dure réalité et doivent faire face à leurs dettes.

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Five c’est donc la comédie typique pour ado en mal de liberté ?

Oui mais pas que.

Si le film ne nous épargne, ni des scènes de sexes et de nues, pas franchement utiles mais quasi obligées pour ramener un certain type de public, ni de l’humour « pipi-caca » franchement bas de front (mais qui m’a, je l’avoue, bien fait rire), il se démarque tout de même par un réalisme assez touchant. On est ici très loin d’un Projet X où, après avoir détruit un quartier pour une simple fête, les jeunes se font à peine gronder par leurs parents. Dans Five, chaque acte à ses conséquences, et bien que les situations soient pour le moins surréalistes, comme le concède la fille convoitée par Samuel dans le film, elles amènent quasi systématiquement une réponse spontanée et crédible de la part d’un groupe de jeunes pris au dépourvu.

A l’image de Comment C’est Loin déjà évoqué plus haut, le scénario nous pousse à nous identifier dans ces personnages, qui, s’ils restent de fiction, nous ressemblent tous un peu. Et si Comment C’est Loin nous présentait 2 rappeurs de 30ans, Five nous place au milieu de 5 jeunes de 25 ans, bon point pour la projection de soi du public visé.

Les vannes fonctionnent, l’attachement aux personnages opère et le film nous fait donc passer un très bon moment, léger et joyeux, il marque des points là où on l’attend.

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Techniquement, peu de choses sont à noter : à part des magnifiques plans de la Thaïlande dont je vous laisserai découvrir le pourquoi du comment si vous décider de visionner le film, et quelques scènes intéressantes en vue subjective et en « face caméra », le film nous fait visiter quelques beaux endroits de la capitale, les luxueux appartements, les théâtres de quartiers, ou la banlieue craignos…

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Au casting on trouve donc derrière la caméra : Igor Gotesman, qui signe ici sa 2ème réalisation après un court-métrage titré …. « five » ! Faisant donc ses premiers pas en tant que réalisateur, il est également acteur et incarne ici Vadim, certainement un des personnages les plus ambigüe et qui ne récoltera surement pas toute la sympathie du public, malgré la solidité de son amitié.

François Civil incarne Tim, ce pote à côté de la plaque mais toujours partant que l’on à tous. Déjà aperçu dans un paquet de rôles secondaires dont entre autres, dans le film Catacombes, l’acteur commence à se faire un nom et joue très bien son personnage de joyeux luron.

Idrissa Hanrot qui campe Nestor est certainement le personnage les plus effacé des cinq amis. S’il joue certes bien, je ne vois pas grand-chose à dire sur lui, d’autant qu’il s’agit de son 1er rôle au cinéma.

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Margot Bancilhon est-elle, « la fille de la bande ». Elle fait tourner les têtes des mecs tout en ayant une attitude très garçon manqué. Si le personnage est intéressant, son côté grande-gueule nuit peut-être un peu au jeu d’acteur qui donc apparait un poil excessif, sans pour autant entacher les qualités de l’actrice.

Enfin Pierre Niney est Samuel l’éternel optimiste, bon acteur dans la vie comme dans le film, il est le meneur improvisé du groupe, celui qui résout tous les problèmes mais apporte aussi un paquet de complications. Si l’acteur s’est illustré par son talent dans de nombreux films d’auteurs, la comédie ne lui est pas inconnue puisqu’il a déjà joué dans le programme court Casting(s) de Canal+ et dans le léger mais agréable 20 ans d’écart aux côtés de Virgine Effira qui l’a fait découvrir au grand public peu de temps avant de tenir le rôle-titre dans le biopic Yves Saint-Laurent.

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Coté bande son là aussi Five marque des points avec des morceaux électro rock collant parfaitement à l’image de notre capitale nationale sans jamais commettre l’erreur de tomber dans le côté bobo-hautain. Composée en grande partie par le groupe GUSH et intégrant des morceaux allant de Calvin Harris à Sacha Distel en passant par Nekfeu, il y en a pour presque tous les (bons) goûts.

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En conclusion Five est une très bonne comédie, légère et spontanée, emmenée par un quintuor d’acteurs talentueux, rajeunissant un peu la « secte » de la comédie grand public française, dont elle redore le blason. Elle comporte néanmoins un avertissement sur son humour ne convenant pas nécessairement aux plus jeunes spectateurs.

En bref :

FIVE

De : Igor Gotesman

Avec : Pierre Niney, Margot Bancilhon…

Sortie le 30/03/2016

Comédie

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