[Cinéma] War Dogs

war-dogs-posterDisponible en avant-première dans mon cinéma, j’ai découvert en ce début de semaine WAR DOGS, la nouvelle œuvre de Todd Philips, créateur irrévérencieux et un brin immature de Very Bad Trip et de Projet X… allié pour l’occasion à un certain Jonah Hill de plus en plus déchaîné, cela promettait !

Entre comédie déjantée, histoire adaptée de faits réels, buddy movie attachant, et business drama, War Dogs joue sur beaucoup de fronts à la fois, et ne s’en sort pas si mal. Todd Philips atteindrait-il l’âge de raison de la comédie potache ?

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Début des années 2000, David Packouz est un jeune paumé, tout juste sorti de ses études de kiné, réduit à masser à domicile des vieux riches libidineux à Miami Beach pour payer ses repas et ses dettes étudiantes. Limite altermondialiste échappé des sixties, il se laisse tout de même embaucher par Efraïm Diveroli, un de ses potes d’enfance revenu sur Miami pour monter son business. Le problème ? Efraïm, se la joue gangsta style Scarface et fait dans le commerce d’armes, il achète à des sources plus ou moins fiables des stocks vieillissants et les refourgue sous contrat au Pentagone qui s’engonce dans la guerre d’Irak.

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War Dogs pourrai ainsi se poser comme la version comique de Lord of War. Effectivement il nous décrit la naissance et l’ascension de 2 petits cracks du commerce se lançant sur le juteux secteur des appels d’offres de l’armée des Etats-Unis d’Amérique. Un speech de base pas forcément fendard qui en plus, prend place en plein milieu de la « guerre préventive » d’Irak.

L’histoire est tirée d’un article d’un numéro du magazine Rolling Stone paru en 2011 ou un journaliste révélait les petits secrets du génial duo.

Le scénario est bien ficelé et suit l’évolution de la petite entreprise de manière relativement bien  coordonné, à l’image d’un certain Loup de Wall Street auquel Jonah Hill n’est d’ailleurs pas inconnu. On y retrouve d’ailleurs un certain nombre d’éléments à la ressemblance assez frappante, du boss mégalo déconnecté à la petite copine réticente en passant par le rêve américain version 2000 ou encore l’immoralité de l’argent… qui n’a pas d’odeur rappelons-le !

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Rien à signaler sur la qualité d’image en elle-même. Artistiquement War Dogs nous fait voyager, de la côte Est des USA, image cramée, couleurs chaudes et saturées, baignées dans les couchés de soleil type No Pain No Gain, à la froideur de l’Albanie, noyée dans le cliché post-soviétique (pas si éloignée de la réalité), en passant par les camps militaires du Moyen Orient, le film est un plaisir à suivre et à regarder.

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Côté casting, les 2 têtes d’affiches monopolisent toutes l’attention et éclipsent littéralement les autres acteurs.

Miles Teller, alias David, narrateur de l’histoire est tout à fait crédible dans son rôle. Il joue à la perfection le jeune, un peu perdu, plein d’ambitions mais un peu flemmard, et dispose d’un capital sympathie important.

A ses côtés Jonah Hill n’est plus à présenter, bon acteur comique, usant, à l’inverse de son compatriote, du sur-jeu pour faire passer ses personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres, il excelle ici dans le rôle d’Efraïm, le bon pote au rire hallucinant, tête brûlée démerde, et un brin fourbe !

Bradley Cooper qui retrouve ici son réalisateur fétiche est en revanche bien plus effacé, personnage d’importance certes, mais manquant cruellement de charisme et de réel impact narratif, il n’en est pas pour autant mauvais.

Enfin Ana de Armas clôture la casting en ajoutant une touche de féminité bienvenue, qui, sans avoir un grand rôle, change des bimbos bling blings habituelles de ce genre de production.

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Qui dit année 2000 dit bande son éclectique, et nous n’y coupons pas, je trouve d’ailleurs qu’un gros effort est fait de ce côté sur les films de ces derniers temps. A l’image de The Nice Guys vu plus tôt cette année, War Dogs nous sert des morceaux bien funkies accompagnant parfaitement la légère action du film !

Pêle-mêle on attaque par le violent Water of Nazareth de Justice et on enchaîne sur The Passenger d’Iggy Pop, tout en passant de 50 cent à Pink Floyd ou encore Haddaway… mélange tout aussi improbable que le duo formé par les 2 potes.

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La rentrée vous ennuie, et la pluie qui revient doucement vous déprime ? Allez voir ce film histoire de vous rebooster un coup. Rien de tel qu’une bonne comédie mélangeant film de potes, film de gangster, frénésie de l’argent et rêve américain pour retrouver la banane ! On se paye même le luxe de se foutre gentiment du gouvernement Bush et de la politique militaire de l’époque !

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Je recommande donc ce film, qui, sans être un chef d’œuvre, nous vide bien l’esprit et nous fait repartir de manière légère dans une nouvelle année de boulot !

En bref :

War Dogs

De : Todd Philips

Avec : Miles Teller, Jonah Hill…

Sortie le 14/09/2016

Comédie, Guerre

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