[Cinéma] Fast and Furious 8

Réglé comme un bon gros 8 cylindres, Fast and Furious revient pour un 8ème opus, 16 ans déjà après le titre original. Si la franchise a su se bonifier avec le temps en devenant plus mature, elle est aussi devenue plus décomplexée, au risque d’en faire toujours plus voir trop dans chaque nouvel épisode. Ce 8ème volet fait-il exception ? Possible

Fast and Furious 8 tourne définitivement la page Paul Walker et conserve le rythme de croisière maintenue depuis le 5ème volet. Courses poursuites et scènes d’action en tout genre, cet opus ne révolutionne pas la saga mais corrige tout de même quelques erreurs de ses ainés.

Comblé depuis le retour de Letty, Dominique Toretto comptait passer une lune de miel paisible (à sa manière) à Cuba. Mais lorsqu’une mystérieuse blonde débarque, Dom tourne le dos à sa famille et à ses valeurs de la manière la plus destructrice qu’il soit.

La saga des Fast and Furious n’a jamais brillé par ses scénarios, qu’il s’agisse de petits films de gangsters des quartiers de LA (F&F1) ou du fait de stopper de dangereux terroristes (F&F6 et 7). Fast and Furious 8 ne déroge malheureusement pas à la règle, et cette fois notre équipe d’on ne sait quoi (chauffards sans emplois, criminels, forces spéciales du gouvernement… ?) s’embarque malgré elle dans une course autours de globe contre une dangereuse cyber-terroriste motivée par le déclenchement d’une guerre totale… rien de moins…

Notons tout de même que les situations démesurées (et croyez-moi, il y en a) ont le bon goût d’êtres moins invraisemblables que par le passé :

Sans spoiler plus que la bande annonce, je peux dire que la séquence de contrôle à distance des véhicules peut tracasser à l’heure ou des hackers traquent les faillent des systèmes de pilotages de plus en plus automatisés, et obtiennent entre autre, le contrôle des freins.

Rassurez-vous le film s’autorise de belles grosses largeurs, mais disons qu’il n’est ici plus question de faire du base jump motorisé entre 2 immeubles. Une bêtise de réglée, c’est toujours ça de pris J

Bien évidemment ces largeurs scénaristiques n’ont qu’un unique but : servir une image et une action toujours plus décomplexées. Et le pari est, comme d’habitude, grandement réussi ! Comme dit plus haut, débarrassé d’un bon nombre de scènes trop WTF (à mon gout), Fast and Furious 8 garde le meilleur de ses 3 ainés et nous sert une action non-stop parfaitement dosée, qui remplit à ras bord les 136 minutes que durent le long métrage.

Pas le temps de s’ennuyer, on voit du pays et de la belle carrosserie dans cet opus qui mise plus que jamais sur l’action plutôt que sur les outils. Ici, à l’exception de la scène d’intro, point d’accumulation de bolides tunés en tout genre : le film va à l’essentiel, les véhicule sont plus sobres que par le passé (pour ce que ça vaut, rassurez-vous il reste du beau monde au garage) ce qui permet (en tout cas, je l’ai ressenti comme cela) de donner tout son sens à la maxime chère à Toretto : ce qui compte ce n’est pas le véhicule, mais celui qui le conduit.

Le film nous balade donc entre l’Allemagne, New-York, les plaines glacées de Russie et La Havane à Cuba, il s’agirait d’ailleurs du 1er film américain tourné réellement à cuba depuis 1962. La photographie, est nette et détaillé et nous offre, sans chercher à rentrer dans l’artistique, de très beau plans qu’ils soient urbains ou non.

Côté casting la famille roule toujours, réuni depuis le 5ème opus et composée de membres ramassés au bord des routes de l’ensemble de la saga, celle-ci s’étoffe au fil des épisodes, et les acteurs, qui commencent à avoir l’habitude, collent de plus en plus parfaitement à leurs personnages.

On retrouve bien entendu en haut de l’affiche Vin Diesel, porteur et producteur du film il reste fidèle à son image de gros dur à cœur tendre. Il est dans cet opus un peu moins « philosophe » que dans le précédent, malgré cela le côté obnubilé par sa « famille » et ses grandes tirades reste un tantinet ridicule à mes yeux. De plus il occupe moins de scènes d’actions que lors des précédents volets, ici la part belle est faite à ses talents de pilotes.

A l’inverse, Dwayne The Rock Johnson s’ancre encore un peu plus dans la saga et remplace presque sa co-tête d’affiche dans le rôle de Monsieur Muscle avec une scène d’évasion de prison partagée avec Jason Statham absolument hallucinante ; certainement une des meilleures scènes hors-pilotage de la saga.

A leurs côtés évoluent toujours les 2 sidekicks de la bande en les personnes de Tyrese Gibson et de Ludacris. Le 1er malgré un côté lourdaud assumé se démarque par un humour bien senti.

Pilier de la saga originale, on retrouve bien entendu Michelle Rodriguez, qui – à mes yeux – stagne étonnamment dans sa médiocrité malgré une carrière qui commence à être vraiment bien remplie. Entre sa grâce naturelle et son jeu d’acteur dégoulinant entre love-story et rage sauvage, il n’y a certainement que ce bon vieux Dom Toretto pour lui trouver quelque chose d’attachant.

Enfin parmi les nouveaux, outre un Kurt Russell et une Nathalie Emmanuel tous deux discrets mais efficaces, on trouve le jeune Scott Eastwood dans un rôle volontairement coincé.

Côté méchants Kristofer Hivju et Charlize Theron se partagent l’affiche, le premier, échappé du Nord de Westeros conserve son côté sauvage et hargneux pour un rôle pas si mauvais, tandis que la seconde s’englue sous un maquillage étalé à la truelle et un jeu froid et calculateur n’insufflant pas le charisme recherché… dommage pour cette actrice capable de bien mieux.

Fast and Furious est une saga à la bande son racoleuse mais efficace, ne recherchez pas ici les morceaux symphoniques composées pour le titre, tout est ici tube de l’été et gros son. Il n’empèche que les morceaux sont bien choisies, et bien qu’un cran en dessous de celle des épisodes F&F5 et F&F6, cette BO et son titre principal s’inscrivent très bien dans l’action.

On y retrouve bien sur beaucoup de rap et d’électro accompagnés de ce qu’il faut de rock et de musiques d’ambiance.

Même si je reste très bon public (et que j’en avais fait un bel éloge), Fast and Furious 7 m’avait fatigué par son côté démesuré et irréaliste et par le succès qu’il a connu, engrangé en très grande partie par la disparition de Paul Walker…

Je suis donc allé voir Fast and Furious 8 malgré une certaine appréhension envers celui-ci, renforcé par une bande annonce qui ne m’attirait pas plus que cela…. Et j’ai été surpris en bien, si le scénario reste succinct, le film ne rate pas sa vocation : divertir, et il redescend un peu sur terre, sans atteindre la qualité du 5 et du 6 qui restent pour moi les meilleurs

Je recommande donc ce film pour passer une bonne soirée sans prise de tête devant un thriller pas si mauvais que ça, aux scènes d’actions décoiffantes.

En bref :

Fast and Furious 8

De : F. Gary Gray

Avec : Vin Diesel, Charlize Theron, Jason Statham…

Sortie le : 12/04/2017

Action, thriller

Précommandable en Blu-Ray

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